mardi 1 septembre 2015

Fabriquer

Pour sortir de la dichotomie entre culture artistique et culture anthropologique, nous proposons le concept de "culture d’artisan" pour interroger les processus de fabrication de projets culturels. Peut-on caractériser les artistes/acteurs par la force d’un lien les rapprochant d’une notion fondatrice, une histoire singulière (ou la grande Histoire), un espace, un contexte d’humanité ? Quelles sont les lignes de partage dans la façon d’inscrire l’art dans l’espace, dans la vie, auprès des gens ? Dans la façon de choisir d’en faire le levier ou le reflet de la rencontre ? Quelle est la place de l’artiste ? De l’artisan culturel ? Quel regard singulier ? Enfin, la préoccupation humaine restant pour nous au centre des processus liant culture et territoire, comment et avec quel ressort ceux que nous avons nommés "artisans de culture ", artistes et opérateurs, intègrent-ils cette donnée majeure ?

mardi 25 septembre 2012

Le feuilleté de l'immédiat

Par France Mongeau /// Écrivaine et professeur de français et de littérature 
Intervention dans le cadre des Rencontres culturelles obliques le 7 juillet 2012

L’écriture publique n’a de public que les lieux. Lieux du quotidien, lieux des courses de l’ordinaire battant leurs heures de réel sur la place du marché. Et ceci n’est pas sans importance. Si le terme foyer d’écriture a été choisi pour désigner les lieux où l’on rencontre les écrivains publics, c’est peut-être parce qu’il nomme à la fois cet asile vers lequel on se dirige et le point d’où jaillit la lumière. Double parole déjà, double multitude, rien semble-t-il de l’intime ou de la solitude. Exigence d’accueil et de don.

lundi 24 septembre 2012

Une pratique des espaces obliques

Par Antoine Choplin /// Directeur de l'Association Scènes obliques et écrivain 
Intervention dans le cadre des Rencontres culturelles obliques le 7 juillet 2012


En introduction…
Obliquité ?
-          D’abord géologique : le pentu, une poésie du regard. Un promontoire en faveur du singulier, du distancié, et de toutes formes de veilles.
-          Plus généralement, un entre-deux, ce qui résiste à l’appel de l’orthonormé et des repères dominants.

1 – Obliquité… pour des espaces irrésolus

Possible de développer une approche bipolaire – et forcément simpliste - de la notion d’espace : un espace quelconque devenant « espace » à partir du moment où il est investi versus un espace porteur de spécificités, « espace » en tant que tel.

Le théatre que j'ai dans la tête

Par la Cie Teatro del Ariette - Stephano Pasquini et Paolla Berselli /// comédiens et agriculteurs
Intervention dans le cadre des Rencontres culturelles obliques le 7 juillet 2012.

Le théâtre que j’ai dans la tête, la société que j’ai dans la tête.
Je ne peux pas imaginer un théâtre sans imaginer une société.

Je sens la société, aujourd’hui, brisée, confuse. Je sens les hommes seuls, égarés. Je sens le refus de la fatigue et la recherche du confort. Je sens le désir de la fuite. Je sens la douleur, la peur de la mort. Je sens l’ennui que les autres nous provoquent.

Et je suis au milieu d’un champ, et je médite en travaillant sous le soleil, la pioche dans les mains.

Je sais que le théâtre est imagination, création. Je sais que le théâtre est action, dialogue, miroir.